Une téléréalité des écrivains

La première téléréalité littéraire réalisée en France se déroulera au château de Brillac, près de Jarnac.

Claudine Martinod, auteure et participante de l'Academie Balzac

Claudine Martinod, auteure et participante de l’Académie Balzac

« Pourvu que cette visite ne me porte pas la guigne ! ». À l’approche de la sélection des quarante candidats à l’Académie Balzac, la tension est montée d’un cran pour Claudine Martinodauteure cognaçaise inscrite à ce concours unique. Il y a sept mois, lorsqu’Henri Mojon, directeur de publication aux Éditions du Net, a présenté son projet à la presse, personne n’aurait parié un centime sur la tenue de l’événement.
Inspirée de l’émission italienne « Masterpiece », diffusée en janvier dernier sur la chaîne Rai3, L’Académie Balzac est la première téléréalité littéraire réalisée en France.
Tournée au château de Brillac à Foussignac, en Charente, l’émission n’est pas parvenue à séduire les chaînes hexagonales. « Peu importe, décrète Henri Mojon, l’essentiel c’est qu’un public le plus large possible puisse accéder au programme ».
C’est sur Internet que seront retransmis les épisodes dès le 30 septembre prochain. Depuis le lancement du site Internet officiel, plus de 600 écrivains amateurs se sont inscrits pour participer à l’aventure. Condition sine qua none : avoir publié au moins un ouvrage et remplir toutes les informations nécessaires à la création de son profil sur le site.

Des chiffres et des lettres

Depuis le début de l’été, trois défis littéraires ont été lancés aux candidats afin d’évaluer le talent et les capacités d’écriture de chacun. Écrire un texte sans verbe ou inventer le dernier chapitre d’un livre qui n’existe pas, voilà le genre de challenge auxquels ont été confrontés les postulants.
Les internautes peuvent voter pour leurs auteurs favoris jusqu’à la fin du mois d’août. Chaque participation aux défis rapporte une série de points aux candidats, cumulés aux votes du public. « Certains commencent sérieusement à se détacher, analyse Henri Mojon, il y a des écrits de qualité, largement publiables, dans ce qui a déjà été proposé. C’est de bon augure pour la suite ».
Pour accéder à la tête du classement, l’éditeur le reconnaît, un bon réseau sur Facebook peut considérablement changer la donne. Mais le réseau ne fait pas tout. La personnalité et le style des postulants peuvent jouent un rôle déterminant.

De longs mois d’attente

Claudine Martinod, coordinatrice de la maison de retraite Charles-d’Orléans à Cognac, n’a jamais eu de profil Facebook. Et pourtant. Inscrite depuis le mois de février, cette passionnée d’Agatha Christie est classée 38e sur les 613 candidatures déposées.
Une place honorable qui lui permettra peut-être d’accéder à la première phase de sélection, en septembre, par un jury composé de l’éditeur Jean-François Colosimo, de Didier Ballot, directeur général de Chapitre.com et de Nicolas Gary, journaliste et directeur de la publication d’ActuaLitté.com. « C’est en regardant la télévision que j’ai pris connaissance de l’Académie Balzac, raconte-t-elle, j’ai voulu tenter ma chance ».
À l’approche de l’entrevue avec les professionnels du livre, la Charentaise ne cache ni son impatience ni son anxiété : « J’espère qu’il n’y aura pas de crêpage de chignon comme dans les émissions classiques. L’idée d’arriver à écrire un livre avec 19 autres auteurs me fascine et m’intrigue. J’ai hâte que cette attente prenne fin ! »

Au-delà du livre, c’est une page de la télé-réalité qui pourrait s’écrire.

Article paru dans sudouest:
http://www.sudouest.fr/2014/08/20/saga-litteraire-au-chateau-1646394-882.php

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