Covid-19

Scénario de Jacques Fabrizi

 

SAISON 1

Episode 1
À Longwy, une ville frontalière avec la Belgique et le Luxembourg. Federico Pratola est marié, père de deux enfants. Fils d’émigrés italiens au début du siècle dernier, il exerce la profession de médecin généraliste libéral depuis près de 40 ans. Il vient de publier un deuxième essai intitulé sciemment Un chemin de croix, Psycho-oncologie et médecine générale, un titre à double entrée pour le patient, mais également pour le médecin. Après une journée de travail harassante, il regarde Arte Journal, et une nouvelle retient son attention : une ville située en Chine centrale qui lui est totalement inconnue serait victime d’un nouveau virus. Les scènes filmées à Wuhan, une agglomération de plus de 10 millions d’habitants, sont éminemment préoccupantes et Federico pressent instantanément l’éclosion d’une nouvelle épidémie.

Episode 2
Les messages alarmistes du Dr Li Wenliang de Wuhan, considéré comme traître par le régime chinois pour avoir signalé la virulence et la contagiosité d’un nouveau coronavirus, parviennent en Europe dans une totale indifférence. Federico est effaré d’entendre la ministre des Solidarités et de la Santé, Madame Agnès Buzyn, déclarer le 24 janvier 2020, lors d’un point presse, que « le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible ». Alors que dans tous les aéroports chinois des caméras thermiques sont installées, aucun contrôle aux frontières, notamment dans les aéroports franciliens, n’est instauré. Il aura fallu que le Dr Li Wenliang décède du coronavirus début février pour que l’opinion publique et les autorités chinoises s’en émeuvent.

Episode 3
Alerté par les informations pour le moins inquiétantes qui proviennent de Chine et le confinement total de Wuhan décrété par les autorités chinoises, Federico ne peut plus s’empêcher de penser au SarsCov2, le nouveau coronavirus ainsi nommé dont le réservoir naturel serait la chauve-souris et l’hôte intermédiaire pressenti entre l’Homme et l’animal serait le pangolin. Les premiers cas de contamination auraient été observés sur un marché de fruits de mer et d’animaux vivants. Il occupe toutes ses pensées à un point tel que cela vire subrepticement à l’obsession. Lorsqu’il entrevoit le désastre sanitaire qui est en train d’advenir, il ne parvient plus à trouver le sommeil malgré la prise de somnifères…

Episode 4
Federico est consterné par le décalage entre ce que montrent les journaux télévisés et le déni voire l’insouciance dont font preuve les pouvoirs publics français. Ils demeurent insensibles à ce qui se passe en Italie, pays limitrophe de la France. Ils ne tiennent pas compte des messages alarmistes d’un anesthésiste-réanimateur de l’hôpital du pape Jean XXIII à Bergame qui contredit l’idée « qu’on ne meurt pas du coronavirus » et que « c’est un mensonge qui le remplit d’amertume » ; il explique, pourtant, qu’il est contraint « de choisir les patients à soigner en fonction de leur âge et de l’état de leur santé, comme dans les situations de guerre », mais sa colère est accueillie avec désinvolture et n’est pas suivie d’effets. Federico se met à la recherche des kits de protection de la dernière pandémie de grippe H1N1 en 2009. Ils sont périmés depuis belle lurette, mais en l’absence de toutes protections disponibles, il se dit que cela sera toujours mieux que rien. Il se souvient qu’à l’époque les médecins généralistes avaient déjà été évincés du dispositif de vaccination contre la grippe aviaire. Le gouvernement récidive en incitant les personnes présentant des symptômes évocateurs à appeler en première intention le 15 et à se rendre directement aux urgences ; mais surtout à ne pas consulter son médecin traitant. Néanmoins, Federico adapte ses locaux en fonction des nouvelles règles sanitaires et modifie l’organisation de son cabinet en proposant uniquement des consultations sur rendez-vous pour éviter des salles d’attente bondées et accueillir les patients éventuellement suspects de Covid-19 dans des créneaux horaires distincts. Confronté à une situation de plus en plus stressante, Federico parvient tout de même à se ressourcer en écoutant de la musique baroque et notamment les cantates de Jean Sébastien Bach qui lui sont d’un grand réconfort.

Episode 5
Le 11 mars 2020, le Président de la République s’entoure d’un comité scientifique composé de 11 experts, chercheurs et professionnels de santé, chargé de le conseiller dans la gestion de la crise du Covid-19. Trois jours plus tard, le 14 mars 2020, afin de ralentir la propagation de l’épidémie à Sars-Cov2, un décret interdit tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de 100 personnes en milieu clos ou ouvert sur le territoire de la République française, et ce jusqu’au 15 avril 2020 de manière reconductible. Les lieux accueillant du public non indispensables à la vie de la Nation tels que les cinémas, bars ou discothèques sont fermés. Par contre, le premier tour des élections municipales prévu le 15 mars 2020 est maintenu. Ce faisant, après l’application de l’article 49.3 de la constitution dans le cadre de la réforme des retraites et malgré un taux d’abstentions record prévisible, le gouvernement promeut un nouveau déni de démocratie. Le 16 mars 2020, après une journée exténuante, Federico s’affale sur le canapé du salon pour assister à l’allocution télévisée du Président de la République. « Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes. Nous ne luttons ni contre une armée ni contre une autre nation, mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, et qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale. Nous sommes en guerre ! » Soudain, son regard se brouille, ses paupières deviennent lourdes et une grande fatigue l’envahit ; bercé par les paroles du chef de l’État, il s’assoupit quelques instants et se réveille en sursaut ; dans un demi-sommeil, il a quelque peine à reprendre le fil du discours présidentiel qui s’achève. Il a cependant compris que le confinement est décrété et qu’il débute dès le lendemain ; de même que l’état d’urgence sanitaire.
La crise sanitaire liée au Covid-19 est certes inédite, mais elle est le corollaire de la mondialisation elle-même enfantée par un capitalisme outrancier, héritier du colonialisme, lui-même issu de l’esclavagisme, et Federico n’est pas dupe de cet effet domino.

Episode 6
Des spots télévisés diffusés en boucle recommandent les gestes dits barrières. Un logo qui incite la population à « #restezàlamaison » est repris dans tous les médias. Les files s’allongent devant les commerces d’alimentation comme dans les pays de l’ex-Union soviétique avant la perestroïka. Les soignants qui manifestaient, il n’y a pas encore si longtemps, pour dénoncer la rigueur budgétaire, la dégradation des conditions de travail à l’hôpital public, la réduction des lits hospitaliers, deviennent du jour au lendemain des héros ordinaires ovationnés chaque soir à 20 heures. Les chaînes d’informations en continu délivrent à longueur de journée des messages paradoxaux en cherchant à dédramatiser la situation alors que, dans le même temps, le nombre de cas dépistés et de morts s’affiche en permanence au bas des écrans de télévision. D’éminents professeurs et médecins de toutes spécialités, autoproclamés ès coronavirus, défilent sur les plateaux de télévision en passant d’une émission à l’autre dans un sinistre ballet pour rassurer les téléspectateurs en minimisant l’ampleur de ce qui s’annonce comme un véritable désastre sanitaire. Ils essaient d’expliquer en détail ce qu’ils savent de ce virus, mais surtout ce qu’ils en ignorent. Et les zones d’ombre et d’incompréhension sont nombreuses. Il est, en effet, difficile d’expliquer pourquoi certaines personnes restent totalement asymptomatiques alors que d’autres, parfois jeunes, y compris des enfants et des adolescents, sans aucune comorbidité, meurent intubées et ventilées dans les services de réanimation. Au début de l’épidémie, suivant l’exemple de la grippe saisonnière, seules les personnes âgées devaient en être victimes. Ce n’est absolument pas ce qui était prévu et ces faits génèrent chez certains patients une véritable psychose. À présent, les personnes qui décèdent sortent de leur anonymat, elles ont un nom, un visage que l’on découvre dans les rubriques nécrologiques. Les médecins paient également leur tribut au Covid-19. Les questions philosophiques qui accompagnent la problématique de la mort et la fragilité de l’existence deviennent une préoccupation majeure. On relit La peste d’Albert Camus et ses conseils aux médecins en période d’épidémie.

Episode 7
Federico est sollicité par son nouvel éditeur pour écrire des billets d’humeurs à propos du Covid-19 et les publier sur le blog du site internet des éditions 10:14. Ensemble, ils se sont déjà adonnés à la relecture des deux premiers chapitres de son futur roman dont la publication est prévue dès l’après-crise du Covid-19. Federico n’est pas adepte des réseaux sociaux, mais il se plie à l’exercice sans bouder son plaisir avec cependant la crainte d’apparaître aux yeux de ses lecteurs comme « an old fashioned doctor ». Ne pouvant se sortir le SarsCov2 de la tête, il se met à écrire avec passion afin d’exorciser le trouble qui l’envahit. Il cherche à comprendre l’étrangeté de la situation et l’intranquillité qu’elle engendre. Confiné, c’est par courriel qu’il répond aux questions d’un journaliste de la presse locale qui lui demande de préciser quel est son ressenti de médecin dans le cadre de la pandémie à Covid-19 dont les méfaits se découvrent au jour le jour et qui s’annonce comme une crise sanitaire de grande ampleur doublée d’une crise socio-économique.

Episode 8
Federico maintient son activité en faisant ce qu’il fait habituellement c’est-à-dire prendre soin de ses patients, notamment les plus âgés dont il a su très tôt qu’ils étaient les plus vulnérables, vis-à-vis du virus, mais aussi face au risque de décompensation psychoaffective. Il continue, en respectant les gestes barrières, à les consulter à domicile, parce qu’ils sont malheureusement, pour la plupart, confinés ad vitam aeternam et qu’il a conscience d’être un des seuls liens qu’ils entretiennent encore avec le monde extérieur. Au-delà des soins stricto sensu, le fait d’être attendu comme le fils prodigue pour ne pas dire le Messie le conforte dans sa démarche. Durant cette période, il poursuit inlassablement sa quête du « care » au détriment du « cure ».
La crise du Covid-19 lève toutes les inhibitions et les médecins généralistes sont exhortés à se lancer dans l’aventure des téléconsultations présentées comme la solution miracle aux déserts médicaux. Federico est réticent à cette pratique qui fait fi de l’examen clinique ; il s’interroge à propos du colloque singulier et de la qualité de la relation soignant-soigné par écrans interposés, mais il en accepte momentanément les contraintes. De plus, il craint un détournement de patientèle et l’ubérisation de la télémédecine par certaines plateformes. La prochaine étape consacrera l’immixtion de l’intelligence artificielle au cœur de la pratique médicale. De même, il est scandalisé par l’intrusion des instances de décision qui interfèrent dans son exercice au quotidien en lui dictant les prétendues bonnes pratiques. De peur de se voir reprocher leur inaction, toutes les instances médicales – Le Directeur général de la Santé, le Haut Conseil de la santé publique, l’Agence nationale de sécurité du médicament, le Collège de la Médecine générale, les Unions Régionales des Professionnels de santé, l’Ordre des médecins, les syndicats médicaux et la presse médicale – multiplient les courriels qui sont souvent simplement relayés et qui provoquent la saturation des boîtes de messagerie. Le contexte d’incertitudes actuel est fort anxiogène pour les patients qui ont une légitime envie de compréhension. En première intention, c’est leur médecin traitant qu’ils sollicitent. Mais, les discours polyphoniques, voire cacophoniques, diffusés par les médias, n’engendrent qu’incompréhension et méfiance alimentant les théories du complot, ce qui leur complique la tâche.

Episode 9
Au fil de ses tribunes qui connaissent un succès certain, Federico dénonce les manques et les incohérences de l’exécutif, notamment l’impéritie des gouvernements successifs et les actuelles injonctions paradoxales :
– Restez chez vous, mais allez voter.
– Restez chez vous, mais allez travailler.
– Le port du masque est déclaré inutile dans la prévention de l’épidémie de coronavirus non parce qu’il serait inefficace, mais simplement parce qu’il en manque cruellement en premier lieu pour les soignants.
– De même, les tests de dépistage seraient superflus surtout parce que dans ce domaine également la pénurie est prégnante.
– Les enfants sont fortement contaminants, alors que cette allégation sera démentie ultérieurement…
Il a conscience que le gouvernement ne gère pas la crise du covid-19, mais le manque de masques, de tests de dépistage, de lits de réanimation, de respirateurs et de médicaments. Pour ce faire, le mensonge est érigé en technique de communication gouvernementale pour masquer, sans mauvais jeu de mots, la pénurie. La défiance envers les membres du gouvernement et le chef de l’État qui préexistait s’en trouve exacerbée.

Episode 10
La saga de l’Hydroxychloroquine (HCQ) bat son plein. Associé à l’azythromycine, il constitue le protocole du Professeur Didier Raoult de l’IHU de Marseille. Dans le contexte épidémique qui sévit actuellement, et ne disposant d’aucun traitement efficace, il prend l’initiative de multiplier les tests de dépistage et de traiter toutes les personnes positives. Il ne fait pas le choix d’une étude randomisée contre placébo considérant que ce serait une perte de chance pour les patients qui ne bénéficieraient pas de ce traitement qu’il considère comme fiable, accessible et sans risque. Cette attitude lui est reprochée par les membres du conseil scientifique dont il se mettra en retrait le 24 mars 2020. Cependant, ce traitement est régulièrement qualifié par ses détracteurs d’inefficace dans le traitement du Covid-19 et serait a contrario responsable d’un nombre non négligeable de morts subites. Les études sont discordantes et engendrent un grand trouble dans la population. Les revues diffusent instantanément et pas toujours à bon escient les résultats d’études hâtivement menées. Les protocoles et les conclusions publiés sont dénoncés dès le lendemain de leur parution. Une récente publication de The Lancet, une revue de référence, conclut à la toxicité de l’HCQ et conduit ipso facto le gouvernement français, après un avis défavorable du Haut conseil de la santé publique, à abroger les dispositions dérogatoires autorisant sa prescription. Personne n’est médecin pour pouvoir juger, mais chacun y va de son commentaire. Federico regrette que les questions à propos de ce protocole s’invitent largement au sein du colloque singulier et s’offusque de l’atteinte à sa liberté de prescription. Il signe une pétition demandant à assouplir les possibilités de prescription de l’HCQ lancée le vendredi 3 avril par l’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy. Néanmoins, il s’oblige à rester objectif, mais force est de constater qu’il demeure simple spectateur d’un règlement de compte entre les élites parisiennes et le provincial Professeur phocéen, qualifié de druide ou de représentant des gilets jaunes. Il suscite détestation ou engouement ; sa personnalité, sa quête de notoriété, se présentant lui-même comme une star de la recherche mondiale en infectiologie, son allure aux antipodes de l’image idéalisée du chercheur, ses affirmations péremptoires à cent lieues de toute humilité, son habile utilisation des médias n’y sont probablement pas étrangères, mais n’aident en rien à la sérénité du débat. Cela frise parfois le fanatisme ou le mysticisme : un de ses adeptes se faisant tatouer son effigie sur le bras tandis que d’autres le considèrent comme la réincarnation du Christ. Federico éprouve l’amer sentiment que, de part et d’autre, l’opinion publique est prise à partie sinon manipulée à des fins obscures et que la saga de l’HCQ a quitté le champ médical et scientifique pour celui de la politique.

Episode 11
Les fins de vie des personnes résidant en EHPAD sont particulièrement ignominieuses en raison d’un manque de moyens et de personnel compétent en nombre suffisant. Federico déplore également le sort réservé aux personnes dont un membre de leur famille est décédé des suites du Covid-19 et qui vivent des situations étonnamment surréalistes dont les répercussions psychologiques se prolongeront bien après la fin de la pandémie. Les cérémonies se déroulent dans la plus stricte intimité. Il n’est plus envisageable de poser la main sur le cercueil, de présenter ses condoléances de vive voix, et les gestes de réconfort sont proscrits. Il est hors de question de s’embrasser, de se passer la main dans le dos, de se serrer dans les bras et de chuchoter des mots de réconfort à l’oreille. Quand l’émotion surgit, elle semble contrariée, empêchée par les circonstances comme si elle n’était pas autorisée, ni légitime. Seules les larmes qui inondent les visages dans un silence sépulcral permettent son extériorisation. Dans ce temps suspendu, quand ces rituels ne peuvent avoir lieu, ou incomplètement, le deuil semble inabouti, brouillé, compliqué, voire impossible. Les personnes proches des personnes décédées se trouvent soumises à une double peine : l’affliction causée par la perte d’un être cher et l’empêchement de tout processus d’élaboration psychique lié à une situation de deuil. Mourir par temps de Covid-19 dans ces conditions inhumaines l’interpelle et les entraves à vivre son deuil le révoltent.

Episode 12
Le confinement touche à sa fin. Le déconfinement, néologisme de circonstance, est prévu pour le 11 mai 2020. Après la métaphore martiale du Président de la République et une privation des libertés fondamentales inhérente à l’état d’urgence sanitaire, l’analogie avec la libération de la Seconde Guerre mondiale est tentante. Comme ce serait idiot de mourir à quelques jours de l’armistice, la distanciation sociale et les gestes barrières demeurent d’actualité. Le port du masque dans les lieux publics est fortement recommandé alors qu’il est obligatoire dans les transports en commun. Le logo télévisuel « #soyezprudents » remplace le précédent. Les soignants sont encore applaudis chaque soir, mais avec moins de ferveur. Il est envisagé de leur octroyer une médaille dont ils n’ont que faire. Le beau temps revient, la vie reprend peu à peu ; s’installer en terrasse est de nouveau autorisé signant le retour « des jours heureux ». Les cas de contamination sont en décroissance continue. Le dispositif « contact tracing » des patients Covid-19 et les brigades Covid sont moins sollicités que prévu, tandis que l’application StopCovid décriée par ses opposants comme une atteinte aux libertés individuelles ne semble pas avoir le succès escompté. La crise sanitaire due au coronavirus prend une tournure judiciaire. Alors que les plaintes se multiplient, le procureur de la République de Paris annonce l’ouverture d’une vaste enquête préliminaire sur la gestion de cette crise, notamment pour « homicides involontaires, blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ». La bourse est euphorique et tutoie de nouveaux records allant l’amble avec les statistiques du chômage. Certains craignent l’éventualité d’une seconde vague. En fait, elle est déjà palpable et ira crescendo tel un tsunami socio-économique.

 

SAISON 2

Episode 1
La saison 1 s’est achevée avec l’imminente résolution de la crise sanitaire alors que s’esquisse une crise économique de plus grande ampleur. La croissance mondiale est en berne et les répercussions sociales, bien qu’attendues, s’annoncent au-delà des prévisions les plus pessimistes et engendrent un grand désarroi dans la population. Les conflits sociaux s’intensifient et connaissent leur apogée…
L’écriture du scénario de la saison 2 sera participative ; l’appel à contribution est lancé. Il appartiendra dès lors à chacun d’apporter son concours au synopsis et de se l’approprier afin qu’il soit conforme aux attentes.

Ce matin, je me suis surpris à sortir sans masque brusquement rattrapé par un vent de fraîcheur.

I’m a poor lonesome doctor…

8 réponses
  1. POMPERMEIER Jean Paul dit :

    Merci au Docteur Federico pour ses analyses tellement justes & critiques d’un système qui mériterait un “check-up” complet.

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  2. BLEVAS dit :

    En lisant le synopsis du Docteur Federico Pratola, j’ai l’impression d’être un nouvel habitant de la Terre, ou bien d’y revenir après une absence de quelques dizaines d’années. Ce qui s’ est passé en quelques semaines parait sortir d’un mauvais rêve qui nous est conté avec beaucoup de discernement, en montrant le peu de compétence des “décideurs” et le manque de professionnalisme pour “d’autres”;
    Les billets, toujours très explicites et parfaitement écrits de Jacques Fabrizi, se lisent avec facilité et personnellement me prennent aux tripes.
    On en redemande, en espérant que le mauvais rêve aura servi de leçon …
    Berbas.

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  3. BLAISE dit :

    Grand plaisir à te lire Jacques.
    Les mots sont justes et l’analyse du Dr Pratola est pertinente.
    Il ne se contente pas de relater les faits qui nous ont occupés et préoccupés sur le plan médical pendant deux mois et qui nous inquiètent maintenant sur le plan économique, il nous les narre de “l’intérieur” avec toutes les difficultés d’être médecin en de pareilles circonstances. L’heure de la responsabilité des uns et des autres a sonné, et pour en revenir à la métaphore de Monsieur le Président de la République, je voudrais pourvoir dire, comme nos grand-parents l’on dit il y a plus de 100 ans, plus j’aimais ça et que cette fois cela soit vrai !
    En espérant que les leçons seront tirées de cette période au combien chaotique mais malheureusement je n’en suis pas convaincue !
    L’avenir nous le dira….

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  4. Angelo Baretti dit :

    Federico a bien raison de nous rappeler avec quelle légèreté coupable nos dirigeants ont abordé, puis combattu cette pandémie, tout comme les mêmes ont saboté le système de santé au cours des décennies écoulées.
    The old fashined doctor n’a pas baissé la garde. On ne peut pas en dire autant de Buzyn, ministre abandonnant le navire au pire moment et qui maintenant nous explique que “le gouvernement a été réactif et en anticipation à partir du mois de janvier.”

    Merci Jacques et à bientôt de te lire.

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  5. Martial dit :

    Le non-conformisme des excellentes chroniques de ‘’Federico-Jacques’’ sur ce fichu virus fera qu’elles resteront nos souvenirs, notre mémoire de cette terrible période qui n’est pas la vie.
    Quel dommage qu’elles restent éparpillées sur ce blog appelé à disparaître avec le temps.
    Elles seraient les bienvenues rassemblées dans un livre qui participerait de notre histoire familiale quand nos petits-enfants, arrière-petits-enfants le découvriront dans des décennies parmi nos albums photos…quand la COVD-19, alors disparue, créera sur les chaînes d’info en continu, autant le ‘’buzz’’ que le Stabat Mater de Roland de Lassus.

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  6. Felly dit :

    C est toujours un plaisir de te lire Jacques.
    Merci à toi pour tes analyses tellement vraies et pointues !
    Les chroniques de Federico pratola sont passionnantes , toujours décrites avec précisions et avec les mots justes .
    Elles se lisent avec facilité et on en redemande encore .
    Dommage qu’elles soient en vrac sur un blog, on aimerai pourquoi pas les retrouver dans un recueil des textes du « poor lonesome doctor »!
    Encore merci Jacques et hâte de te lire encore et encore !

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