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par Jean Brousse

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Sport

Le Président de la République, pour un jour milieu défensif du « Variétés Club de France », a donc foulé la pelouse du stade de Poissy pour le plus grand bonheur des « pièces jaunes » et de la fondation Hôpitaux de Paris, présidée par son épouse Brigitte. Il semblerait qu’il ait tenu l’axe droit alors qu’« il voulait jouer milieu de terrain défensif »*, histoire de surveiller droite et gauche. On commente ses jolis dribbles, on ne relève aucune passe décisive. Buuuuuuuut !!!! Dès la huitième minute, il transforme un penalty « avec une frappe ni à droite, ni à gauche, mais en plein centre »*. Certains mauvais esprits ont douté de l’arbitre.

Il avait levé mardi un voile sur son « plan de jeu ». Le Président, toujours au travail, annonçait, masqué, devant un parterre représentatif de « l’écosystème », France 2030, son ambitieux plan d’investissement doté de 30 milliards d’euros déployés sur 5 ans : ça n’est plus « quoi qu’il en coûte », c’est « parce qu’on le vaut bien », et parce qu’il le faut bien. Énergie, alimentation, santé, transports du futur, espace et fonds marins, culture. Industrie, technologies, jeunes et jeunes pousses. Mini-réacteurs, hydrogène vert et véhicules électriques. Les détracteurs dénoncent un gaspillage, les opposants condamnent des dépenses somptuaires, rappellent le montant considérable de la dette publique, largement débattu au comptoir du café du commerce : « On sait bien qui va payer ! » Certains invoquent le sens de la responsabilité et d’autres, « progressistes » avérés, restent muets devant tant d’audace.

Philippe Aghion, professeur au Collège de France, dénonce « le discours alarmiste sur la dette » et souligne dans Le Monde du 8 octobre que « plus la différence entre le taux de croissance du PIB et le taux d’intérêt est grande, plus le pays sera capable de réduire sa dette publique par rapport à son PIB à long terme », pour autant que les investissements engagés s’accompagnent d’une réduction drastique des dépenses « courantes » et non productives, et qu’ils soient assortis d’une « évaluation de la performance ». Une saine « gouvernance », en quelque sorte. Le Président l’aurait-il lu ?

Une France saine, créative et décarbonée. Après tout, les économies d’après-guerre sont souvent florissantes et dynamiques, les sociétés heureuses de réveiller l’« envie d’avoir envie ». Il y a surement un « coup à jouer », une opportunité à saisir. Une grande partie de la population observe, inquiète, les réponses aux enjeux de sécurité quand les plus jeunes attendent avec impatience des politiques environnementales fortes face aux défis du réchauffement climatique. Tous rendent hommage à Hubert Germain et commémorent avec révolte l’assassinat, il y a un an, de Samuel Paty.

Croissance, sécurité, climat… Candidats et pas encore candidats s’échinent à faire entendre leurs propositions dans la cacophonie ambiante d’une pré-campagne où les manœuvres tacticiennes et les moulinets d’appareil brouillent les messages. Zemmour zémmourise. Anne Hidalgo l’emporte sur Stéphane le Foll, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand rentrent au bercail : qui en frissonne hors les politologues accrédités qui y trouveront toujours du grain à moudre ?

Édouard Philippe, le boxeur, confirme son soutien au Président footballeur et lance un nouveau parti, « Horizons ». Ces points imaginaires qui reculent à mesure que l’on tente de s’en approcher !

Je vous embrousse très fort.

 

* Jacques Vendroux pour Le Figaro/sports et Europe 1

 

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