Une – toute – petite piqûre pour l’homme… 

29 décembre au soir : 85 injections dans deux Ephad ! 42 000 en Allemagne, 5 000 en Israël, 800 000 en Angleterre, 2 millions aux États-Unis. C’est sans doute la marque de la supériorité de notre système de santé, le meilleur du monde selon une croyance locale !

Mais nous savons parfaitement discuter à l’envi de ce vaccin qui, ailleurs rencontre un engouement légitime : le rendre obligatoire ? Une ou deux injections, sachant que si la première promet 50 % d’efficacité, la deuxième 90 % et que nous disposons de 20 millions de doses, que faut-il faire ? Retour des beaux problèmes de robinets de notre enfance ? Nous sommes les experts bavards des effets secondaires, qui ne nous menacent guère, compte tenu de notre prudence. Il nous faudra à notre rythme plus de mille ans pour protéger la population française, qui porterait pour certains par sa défiance légendaire sa propre responsabilité dans ce nouveau grave faux départ, après les masques et les tests.

Nous avons heureusement nos chers protocoles, bien lourds, qui mettent plus à l’abri de tout risque les élites politiques et les décideurs de la haute fonction publique que la population… Céderait-on à la trouille ? Manque-t-on à ce point de courage, au pays du pari de Pascal ? Il est vrai que le principe de précaution – pour qui ? – est passé par là. Le doute est disqualifié. Nos éminences jacobines semblent tétanisées, que dis-je, stérilisées face à toute décision, incapables de comprendre ce que leurs « sujets » attendent.

Qu’importe. Nous inventerons le passeport sanitaire, alors que nous avons tous eu un carnet de vaccination pour entrer au CP ou pour rejoindre de lointains pays où le vaccin contre la fièvre jaune était requis. Enfin un nouveau document, bureaucratie oblige, merveilleuse spécialité de notre haute administration ! Quand il suffirait d’utiliser notre exceptionnelle appli « TousAntiCovid » – certes la moins utilisée du monde, allez savoir pourquoi –. Trop simple. N’est pas le plus grand pays qu’il croit qui veut.

On – qui ? – évoque, courageusement, l’hypothèse d’un troisième confinement. Si nous ne sommes pas sages, nous pourrions aller « au coin ». Punis, privés de desserts, punis de vivre ! Pendant ce temps, les restaurants et nos bistros meurent à petit feu, les lieux de culture restent fermés et les étudiants privés de leurs universités …

Une petite piqûre pour l’homme, un grand flop pour nos gouvernants.

Je vous embrousse très fort

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