À vos masques, prêts, partez…

Juillet, enfin ! Les contraintes liées au méchant microbe semblaient levées. Tout s’annonçait bien… Mais nous passerons, menacés par quelques obscurs variants, nos vacances masqués, et nous devrons faire gaffe à tout écart, de la visite au château du coin à la fête chez la voisine et au marché sympathique des producteurs locaux. L’affaire est claire, quelles qu’en soient les raisons, l’été reste sous contrôle sanitaire. Gasp !

Le Tour de France étant heureusement passé à travers quelques gouttes, les Jeux Olympiques n’auront pas la même saveur, même sur nos écrans. « Faites-nous rêver », titre Le Parisien. À voir ! Jeux tristes et inquiétants, des stades archi-vides, des populations hostiles – elles les avaient pourtant accueillis, au siècle dernier, avec enthousiasme – n’inclinent guère à promouvoir l’esprit de Coubertin. Indifférence et froideur. Peut-être que, bientôt, contraints par les circonstances, et conscients des impératifs de l’écosystème, soutenus par les partenaires et les diffuseurs avides de publicité, nous verrons courir et lutter sur nos écrans les hologrammes immortels d’Usain Bolt et Teddy Rinner, heureux de breloques virtuelles revendiquées par des sponsors triomphants sur les réseaux sociaux. Coca-Cola sera toujours Coca-Cola. Ainsi va le monde ! Le Japon s’en mord les doigts, Paris devrait s’inquiéter. Optimistes ?

Pendant ce temps, la Chine – fusse-t-elle la Chine –, après l’Allemagne toute puissante, fait face à quelques cataclysmes humides imprévus et inconvenants. Contrariété télédiffusée dans le monde entier ! L’empire du milieu serait-il menacé, malgré sa placidité et sa sagesse légendaire, toute stratégique, par les bons vouloirs de la planète ? Un espoir pour les petits pays qu’elle espère bien croquer ? Pendant ce temps, la Californie s’embrase, comme toute la côte ouest des Amériques. La Terre se révolterait-elle contre les errements des Terriens ?

Et voilà que John Castex, en bon promoteur candide des slogans de son patron, nous invite à des vacances raisonnables, variant oblige, contraintes pour des raisons sanitaires, que tous comprennent avec docilité et scepticisme. L’idée de liberté fut-elle en cause, elle mériterait autre chose que des querelles politiciennes sur le banc des assemblées. En 1914, les mobilisés sont partis la fleur au fusil : dans trois semaines, nous aurons gagné ! On nous l’a dit il y a un an. Il y a fort à parier que nous en serons encore empêtrés longtemps, même si les taux d’occupation des hôpitaux décroissent obstinément.

Qu’importe, Pégasus menace grave. Comme le dit Le Canard : « Notre téléphone devient un mouchard de poche. » Nous sommes tous sur « écoute ». Le logiciel espion, utilisé par on ne sait qui pour on ne sait quoi, nous menace tous. La cyber sécurité devient le graal, pendant que Jeff Bezos, après son challenger Richard Bronson, revendique l’idée de transporter ailleurs les activités polluantes pour installer ici un havre d’Eden. Responsable ? Peut-être. Transhumaniste, évidemment. Raisonnable ? Allez savoir. Le « chat mort » de Boris Johnson est sur la table.

Bon, il convient certainement de nous faire vacciner, anti-vax ou pas. Les guéguerres locales pour savoir qui sera candidat de qui semblent bien éloignées des enjeux s’imposant au monde. Il n’empêche, nous n’y sommes sans doute pour rien, mais peut-être pour quelque chose… Valérie fait les yeux doux à Marianne. Profitons ainsi de quelques semaines méritées de vacances sereines, Covid ou pas, malheureusement sans l’oublier, avant de revenir contribuer à fabriquer le monde dans lequel nous aurions bien envie de vivre.

Bonnes vacances à tous… Restez masqués, on pourrait vous reconnaître !

On se retrouve début septembre pour suivre la palpitante campagne présidentielle qui nous attend.

Je vous embrousse très fort.

 

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