L’impression à la demande est-elle l’avenir des éditeurs? 1/2

L'impression à la demande est-elle l'avenir des éditeurs?

L’impression à la demande est-elle l’avenir des éditeurs?

Etre éditeur c’est tout sauf une sinécure. L’éditeur artisan, pure player*, généralement petit en CA et en personnel rencontre de nombreuses difficultés. Qu’elles soient financières, relationnelles, commerciales, d’équipements (nous recevons deux appels par jour pour une nouvelle imprimante), de temps… Etre une petite équipe permet d’assurer la cohésion de notre ligne éditoriale et la qualité du travail accompli, mais c’est aussi une problématique de suffisance de personnel. Car comme tout éditeur, nous avons des idées, des projets, des envies qui sont grevées par notre réalité quotidienne : pas beaucoup d’argent et des obligations.

Lorsque nous avons édité nos premiers livres (que nous vous recommandons), nous avons réalisé plusieurs choses.

1 – Imprimer 1 000 livres c’est bien, les stocker est onéreux.

2 – Publier un livre c’est bien, le vendre/distribuer est beaucoup plus difficile

3 – Pour passer à un autre projet il faut finaliser les précédents.

Cela parait évident, et les directeurs, chefs de projet, etc des grandes maisons d’édition souriront peut être devant l’évidence. Il faut le dire : le BFR** d’une maison d’édition est très important. L’impression coûte cher, très cher dès qu’il s’agit de tirer les livres à un certain nombre d’exemplaires pour abaisser les prix et faciliter l’impression finale. Impossible à déterminer (sauf si on s’appelle Marc Levy ou que l’on travaille chez Gallimard) le premier tirage est lourd à manager pour une petite maison d’édition.

Mais aujourd’hui (depuis 2012) il est possible de réaliser des impressions à la demande. Kesako ? Une impression à la demande est une impression numérique réalisée à chaque commande d’exemplaire.

Le client commande un ex du livre de M.X, la commande est réceptionnée par l’éditeur qui la répercute chez l’imprimeur numérique qui imprime et envoie le texte.

L’avantage majeur de ce procédé (pour l’éditeur) c’est de ne pas avoir à verser le moindre sous d’avance pour l’impression. Un exemplaire commandé est imprimé, et non le contraire. L’effort de vente est donc moindre.

Faut-il donc passer à l’édition numérique à la demande ?

Tous ?

Deuxième partie

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* Entreprise qui ne fait pas partie d’un groupement de sa profession (éditeur, vendeur, libraire,…) Δ

** Besoin en fond de roulement Δ

 

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