#colère
par Jacques Fabrizi

Le virus et le médecin, fable du temps présent

Longwy, 6 avril 2020.

Un des symptômes fréquemment décrits lors des infections au Covid19 est l’anosmie. Le moins que l’on puisse dire est que nos gouvernants n’ont rien senti venir. La gestion de l’épidémie est calamiteuse depuis le départ. Ce qui ne devait être qu’« une grosse grippe » ne l’est plus et nous en constatons chaque jour les ravages en nombre de personnes atteintes et surtout en nombre de morts.

La question que je me pose, et je suis certain de ne pas être seul à me la poser, est de savoir si depuis le début le pouvoir en place gère l’épidémie ou bien la pénurie ? Pénurie de masques, pénurie de tests diagnostiques, manque de lits de réanimation, de respirateurs, de médicaments, etc.

Nous voilà de nouveau confrontés aux imprévoyances de nos responsables politiques, ceux-là mêmes qui sont à l’origine des problèmes de démographie médicale qui exposent les patients à l’impossibilité d’avoir accès à un médecin traitant à proximité de leur domicile. Sans scrupules, ils occupent l’espace médiatique, sous couvert de totale transparence, en nous expliquant leurs décisions fondées prétendument sur des avis scientifiques discordants. Leur discours recèle des injonctions paradoxales que chacun aura pu relever.

La gravité de cette épidémie n’était-elle pas prévisible ? Les huit médecins de Wuhan, dont le Dr Li Wenliang, lanceurs d’alerte à propos du coronavirus, ont été dans un premier temps qualifié de traîtres par le régime chinois et n’ont malheureusement pas été pris en considération par les dirigeants des autres pays, dont la France. Il aura fallu qu’il décède du coronavirus pour que l’opinion publique et les autorités chinoises s’en émeuvent. On a tardé à reconnaître la virulence et la gravité de ce qui allait devenir une pandémie. Force est de constater qu’une fois encore les critères économiques ont pris le pas sur les enjeux sanitaires. À présent, nous sommes face à une catastrophe sanitaire, mais aussi économique. Également, l’exemple de l’Italie, pays limitrophe, et les messages alarmistes d’un médecin anesthésiste-réanimateur de l’hôpital du pape Jean XXIII à Bergame qui expliquait qu’il était contraint « de choisir quels patients soigner en fonction de l’âge et de l’état de santé, comme dans les situations de guerre » et qui affirmait « Dire qu’on ne meurt pas du coronavirus est un mensonge qui me remplit d’amertume » n’ont pas été suivis d’effets. Ils incitaient nos gouvernants à prendre sans tarder des mesures de confinement radicales. Le confinement fut décrété tardivement après le premier tour des élections municipales. Comment comprendre de tels atermoiements ?

Les chaines d’infos en continu délivrent à longueur de journée des messages paradoxaux en cherchant à rassurer les téléspectateurs alors que, dans le même temps, le nombre de cas dépistés et de morts s’affiche en permanence au bas de leur écran de télévision. D’éminents professeurs et médecins, tous spécialistes autoproclamés ès coronavirus, défilent sur les différents plateaux de télévision en passant d’une chaîne à l’autre dans un sinistre ballet pour rassurer les téléspectateurs en minimisant l’ampleur de ce qui s’annonce comme un véritable désastre sanitaire. Ils essaient d’expliquer en détail ce qu’ils savent de ce virus, mais surtout ce qu’ils en ignorent. Et les zones d’ombre et d’incompréhension sont nombreuses. Il est, en effet, difficile d’expliquer pourquoi certaines personnes restent totalement asymptomatiques alors que d’autres, parfois jeunes, y compris des enfants et des adolescents, sans aucune comorbidité, meurent intubées ventilées dans les services de réanimation. Au début de l’épidémie, suivant l’exemple de la grippe saisonnière, seules les personnes âgées devaient en être victimes. Ce n’est absolument pas ce qui était prévu, et ces faits génèrent chez certains patients une véritable psychose. À présent, les personnes qui décèdent sortent de leur anonymat, elles ont un nom, un visage que l’on découvre dans les rubriques nécrologiques. Les médecins paient également leur tribut au Covid19. Les questions philosophiques qui accompagnent la problématique de la mort et la fragilité de l’existence deviennent une préoccupation majeure. On relit La peste d’Albert Camus et ses conseils aux médecins en période d’épidémie. Celles et ceux qui manifestaient, il n’y a pas encore si longtemps, pour dénoncer la rigueur budgétaire, la dégradation des conditions de travail à l’hôpital public, la réduction des lits hospitaliers, sont devenus du jour au lendemain des héroïnes et des héros ordinaires ovationnés chaque soir à 20 heures.

Dans une même logique technocratique, les médecins généralistes ont été exclus du dispositif de prise en soins des patients atteints par le Covid19, les pouvoirs publics les incitant à appeler directement le 15. À présent que les centres d’appel sont débordés, l’appel au 15 ne s’envisage plus qu’en cas de symptômes respiratoires (essoufflement, impression de manquer d’air). Alors, ils se souviennent de notre existence et, tout en nous flattant au passage d’être le pivot du système de santé, l’acteur essentiel et incontournable de l’accès aux soins primaires, un maillon essentiel du parcours de soins, ils conseillent à nos patients de nous appeler préférentiellement, mais surtout de ne pas se déplacer. Les ordonnances des patients ayant une maladie chronique ont été renouvelées par les pharmaciens d’officine sans aucune réévaluation. Le résultat est que nos cabinets ont été désertés, alors que pour la plupart nous nous étions adaptés depuis le départ à ce nouveau contexte : consultations uniquement sur rendez-vous pour éviter des salles d’attente bondées, hors Covid19 le matin, et les après-midi dévolues aux personnes présentant des signes infectieux. Nous allons au front, pour reprendre le vocabulaire guerrier du Président de la République, mais avec angoisse, car sans aucune protection (manque de masques FFP2, de lunettes, de charlottes, et de surblouses).

Présentée comme le remède universel au problème de la démographie médicale et des déserts médicaux, la téléconsultation a été décrétée comme la solution incontournable dans le contexte de l’épidémie au Covid19. Alors que je suis un farouche opposant à ce mode de consultation, je me suis senti obligé d’obtempérer pour conserver un lien avec mes patients dans le besoin qui craignaient de venir au cabinet et de s’y faire contaminer. La multiplication du nombre de téléconsultations le mois écoulé ne devrait pas occulter qu’il existe incontestablement des freins à ces techniques de communication. Que penser de la relation soignant-soigné par écrans interposés et, surtout, de l’examen clinique ? Qu’en est-il pour mes patients âgés, voire très âgés, qui ne disposent pas d’accès internet, de tablettes ou de smartphones ? Par ailleurs, ne faut-il pas craindre l’essor de la télémédecine de la part de certaines plateformes se saisissant du contexte épidémique et de la levée de toutes les contraintes (notamment celles d’avoir déclaré un médecin traitant et de faire partie de sa patientèle depuis au moins un an) en salariant des médecins qui ne tarderont pas à se trouver ubérisés ?

Pourtant, multipliant les gestes barrières, les mains rongées par le gel hydroalcoolique, alors que les masques FFP2 me sont délivrés au compte-goutte, je continue à recevoir dans mon cabinet des patients inquiets, même si je crains pour ma santé et celle de mes proches. Ces patients présentent des symptômes que d’ordinaire ils apprécieraient de manière distanciée et que je trouverais d’une grande banalité mais qui dans le contexte actuel font craindre une possible atteinte par le Covid19. Il m’est difficile de les rassurer, ne l’étant pas moi-même et sachant que les tests sont toujours réservés à une population à risque et symptomatique : personnels de santé, personnes âgées, femmes enceintes, personnes atteintes de maladie respiratoire chronique, d’affections cardiovasculaires, d’insuffisance rénale chronique dialysée, de diabète insulinodépendant, d’obésité morbide, d’immunodépression ou présentant une pathologie hépatique chronique avec cirrhose. Une fois le test réalisé, s’il s’avère positif, quelle option thérapeutique adopter tant les informations disponibles sont contradictoires ? Prescrire uniquement du paracétamol en demandant aux patients d’attendre l’éventuelle survenue de troubles respiratoires ? Ou opter pour l’association hydroxychloroquine-azithromycine, alors que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient de nous l’interdire, la réservant à titre expérimental uniquement dans un cadre hospitalier ? Toutes ces injonctions paradoxales renforcent chez les médecins généralistes colère, frustration et humiliation.

Les patients que je côtoie de manière présentielle ou virtuelle sont tous éminemment inquiets, apeurés, angoissés, parfois esseulés, en particulier les personnes âgées pour qui le risque de décompensation psychoaffective est majeur. Ils rencontrent la solitude et l’angoisse du médecin généraliste qui est à leur image et qui doit néanmoins rassurer, apaiser et apporter par sa présence et son écoute un peu d’humanité.
L’ambiance n’est certes pas propice à l’exercice de notre mission, et il nous tarde, comme tout un chacun, que cette histoire prenne fin. Il y aura, paraît-il, un avant et un après le coronavirus. J’espère de tout cœur que, quand l’orage aura cessé, on n’oubliera pas qu’il a plu…

18 replies
  1. MORELLO GIORDANO says:

    Merci pour votre intervention qui reflète le mal être de la Grand majorité de patient.
    Je vous remercies pour votre soutien et surtout pour ma maman âgée de 85 ans qui dans votre regard cherche un réconfort. Sa chance vous avoir depuis votre installation et des enfants qui sont préoccupés mais ne se sentent pas abandonnés par le corps médicale que vous êtes.
    Merci

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  2. Tiberi Edmond says:

    C’est la description de la réelle et terrible situation que nous vivons et une claire analyse des politiques menées avant et pendant..bravo et merci.

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  3. ERMACORA Denis says:

    bonjour je pense que votre article fait l unanimité; sans parler du maintient du premier tour des élections municipales qui est un scandale sanitaire et démocratique. Pour le moment nous devons faire preuve de solidarité mais apres il faudra nous fournir des explications sur les masques, les places d hôpitaux, les testes fantômes.
    Bien a vous

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    • SPILLMANN Philippe says:

      Merci pour ce témoignage et l’analyse de la situation en tant que médecin généraliste, qui va “au charbon” et non pas “au front”, car ce n’est pas d’une guerre qu’il s’agit. Le serment d’Hippocrate prend tout son sens à la lecture de ce texte.

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  4. Laurent Righi says:

    Bonjour Jacques,

    j’ai lu avec beaucoup d’intérêt la fable que tu as écrite, c’est une fable féroce. On pourrait dire que nous sommes en plein surréalisme si la réalité n’était pas si terrible et si l’incurie de nos gouvernants ne mettait pas en péril la vie des soignants et des malades. Je partage ton analyse et tes réflexions mais pour répondre à ton interrogation finale, je suis aussi sceptique que toi quant aux leçons qui seront tirées de cette triste période. J’aurais tendance à dire comme Jean Ferrat dans une chanson que tu connais bien pour plusieurs raisons ” que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire” et donc ne suis pas très optimiste.

    Bien amicalement.

    Bon week-end;
    Laurent

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  5. denis langinier says:

    Cette réflexion, due à une vision nette de notre société, permet à Jacques de résumer tout ce que les généralistes du Pays – Haut, voire au delà, pensent de l’incurie reproductive depuis de nombreuses années de nos dirigeants ( et de leurs conseillers sanitaires) concernant la politique de santé paupérisée de façon irresponsable.
    Puisse ce texte rester en mémoire et diffusé pour nous permettre de demander des comptes au sortir de ce désastre humain.

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  6. SGUERA Martine says:

    Description réelle de ce qui se passe actuellement.
    Quand tout cela sera terminé (je crois malheureusement que ce n’est pas demain la veille), je pense que certaines personnes haut placées devront rendre des comptes sur toutes ces pénuries que rencontre le monde médical !!!
    Bravo pour toute cette franchise.

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  7. Tisné says:

    Bonjour Jacques
    Nous partageons entièrement votre analyse pertinente et profitons de cette occasion pour témoigner de notre grand intérêt et aussi de l’émotion à la lecture de votre ouvrage Un chemin de croix.
    Nous sommes attentifs aux nouvelles que vous donnez régulièrement de toutes vos démarches pour trouver les financements du futur lieu de fin de vie et mesurons avec beaucoup de respect et d’admiration votre engagement.
    Sylvie Comminges et Grégoire Tisné

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    • BEAUDOUIN says:

      Bonjour et merci pour ce communiqué ,
      en tant que médecin je partage totalement votre avis et vous remercie d’y mettre des mots justes et d’exprimer la profonde colère que nous tous soignants nous ressentons au regard des problèmes d’une politique de santé qui n’est plus centrée sur l’humain et le soin , comme nous médecins nous le pensons et l’exerçons , mais sur des logiques économiques et budgétaires , réduisant moyens, personnels, prévention ……
      Les conséquences humaines , sociales, sanitaires et psychologiques seront majeures : précarité, morts, burn out, stress post traumatiques ,dépressions, suicides, maladies somatiques ……
      Les problèmes écologiques restent majeurs et très préoccupants .
      La société doit changer de façon profonde et nous devons revenir aux valeurs essentielles d’ humilité , de solidarité ,d’ humanité , d’amour …..

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  8. Mousley Marcel says:

    Cet écrit d’un médecin généraliste connu et reconnu est à la fois, un cri de colère et un puissant témoignage sur la crise sanitaire présente…parfaitement bien écrit et charpenté, il dresse un tableau impitoyable sur une situation, marquée notamment par une politique de santédéfaillante, laquelle les personnels du corps médical et de santé, ainsi que les patients dans un cadre de plus en plus insupportable. Puisse peut-être un conseiller de Mr Macron, prendre connaissance de ce texte et lui faire lire, avant son intervention de ce soir….Comme expertise, il me paraît difficile de trouver mieux. Merci et bravo pour ce cri…..

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  9. Jean-Pierre HUMBERT says:

    Bonjour,
    J’adhère totalement à la “fable du temps présent” qui analyse très pertinemment la situation.
    Pour aller au plus court :
    —-Pourquoi après 4 mois, le français moyen n’arrive toujours pas à se procurer un seul masque efficace en pharmacie ou ailleurs pour se protéger et protéger les autres, et a fortiori pourquoi les médecins et personnels soignants ont des difficultés à les obtenir et à les renouveler ?
    —-Pourquoi le médecin traitant ne peut prescrire à son patient, après positivité du test, l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, alors que les effets indésirables de ce médicament sont connus depuis des lustres ?
    —-Imprévoyance, manque de réaction, donc de stock, dissimulation voire mensonge (utilité du masque décriée initialement), tergiversations des uns et des autres dans les hautes sphères de décision et de conseil “intéressées” pouvant juger l’hydroxychloroquine pas assez chère en comparaison de la mise ultérieure sur le marché de médicaments et de vaccins beaucoup plus lucratifs ? … et ce, alors que la mortalité ne décroît pas !

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  10. Feriel HAMADI says:

    Bonjour Jacques,

    Merci pour cette fable criante de vérité qui résume bien la triste réalité que nous vivons ces derniers mois.
    Cette pénurie de masques est inadmissible et surréaliste.
    Merci à toi de continuer à exercer dans ces conditions lamentables.
    Merci  d’être là pour soigner et accompagner tous tes patients qui ont besoin d’écoute et d’être rassurés.
    Ta présence et ta bienveillance donnent un peu d’espoir dans cette période de chaos.

    Courage à toi Jacques qui met ta vie en danger pour continuer à être là pour tes patients.

    Feriel

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  11. Vidit Jean-Pierre says:

    Cher Ami
    Bravo pour ce texte à la fois fort, vivant, sincère qui traduit ce que l’on appelle une “saine colère”.
    Celle que toute personne qui a la charge délicate du soin – qu’il soit corporel ou psychique – ressent en voyant se désintégrer et disparaître lentement mais sûrement tous les principes sur lesquels ont été construits l’identité soignante: disponibilité, respect, probité…J’ai, pour ma part, vu la psychiatrie se réduire peu à peu comme la peau de chagrin…
    Mais je crois sentir dans votre propos que ce qui vous mets le plus en colère c’est le mépris et la désinvolture avec laquelle tout cela est mis en place au nom de l’efficacité (on voit le résultat) de la rentabilité (cela risque de nous coûter fort cher) et de l’impunité (car les conseilleurs ne seront pas les payeurs).
    C’est le fait accompli: l’éviction du sujet dont – on frémit- on décide s’il sera ou non traité, c’est la rupture autoritaire de la relation entre le patient et son médecin et c’est enfin -Orwell n’est pas loin – le remplacement de la relation par une visioconférence que l’on définit comme équivalente du contact vrai sans qu’aucun “retour sur l’expérience” (tiens là son absence ne pose pas problème!) ne permette d’en apprécier les effets et les limites.
    Mais, surtout ce que j’ai trouvé remarquable dans votre texte, c’est l’importance que vous accordez au paradoxe qui, faisant coexister de nombreuses propositions contradictoires, est – et cela a été étudié et prouvé depuis au moins trente ans! – le meilleur chemin pour la pathologie ou la violence.
    Merci de votre analyse clairvoyante…Hélas!

    Reply
    • Elisabeth says:

      Cher Docteur,
      juste un petit mot pour vous dire un grand merci pour tout ce que vous faites.
      Cette fable est réaliste et sensible,
      alors surtout,
      prenez soin de vous,
      car nous avons besoin de vous…

      Reply
  12. Angelo Baretti says:

    Bonjour Jacques,

    Merci d’avoir exprimé, avec tes mots si justes et si forts, la colère qui nous étreint toutes et tous en ces moments si difficiles.
    L’impéritie et l’impréparation coupable de nos gouvernants successifs se révèle cruellement aujourd’hui.

    J’aime beaucoup ta dernière formule et je souhaite qu’elle trouve vraiment et bientôt un large écho:
    “j’espère de tout cœur que quand l’orage aura cessé, on n’oubliera pas qu’il a plu…”.

    Porta ti bene.

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  13. Todeschini says:

    Jacky est médecin et un ami de jeunesse, la vie nous a éloigné depuis longtemps..
    Mais que son texte est juste et sincère.
    Jean-Marc Todeschini
    Sénateur de la Moselle
    Ancien Ministre

    Reply
  14. Patricia Tedeschi says:

    Bonjour Jacques et merci pour cet article courageux, authentique et sincère : « Une fable du temps présent » qui comme toute fable aura peut être une future et véritable morale : « Après cet orage nous souviendrons nous qu’il a plu… ».
    Oserons-nous changer notre société de façon pérenne profonde pour revenir à des valeurs essentielles de solidarité, d’humilité, d’humanité et d’Amour ?
    Dans cette pandémie, nous cherchions tous un véritable soutien gouvernemental, mais cette machine économique infernale avait déjà écorché vif et en plein cœur depuis tellement d’années tout le système de santé : véritable cimetière à ciel ouvert fait de déserts médicaux, de fermeture de lits, de services entiers et de restrictions de soignants ?
    Une lueur d’espoir comme une étincelle de lumière est pourtant présente et je la découvre en tant que soignante de jour en jour dans tous les services de soin de notre hôpital face au Covid19 :
    Elle s’appelle Solidarité, Humanité : elles nous redonnent les valeurs de notre existence :
    L’Amour
    Mais cette lueur d’espoir vient individuellement de chaque médecin, de chaque soignant, de chaque secrétaire, de chaque agent du bio nettoyage.
    Viendra-t-elle illuminer un jour le cœur de nos dirigeants ?
    Et nous ? Que ferons-nous après l’orage ? Après la pluie… Quelle sera notre Liberté, notre histoire dans l’Histoire ?

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