#bêtises
par Jean Brousse

Bêtises

« Quand, Comment ? » se demandent nos concitoyens, question reprise par La Montagne, en évoquant une sorte de sortie de crise vaguement perceptible dans la dernière intervention de John Castex, qui ne veut surtout pas laisser filer l’Omicron. On attendait un pic, mais il ne s’agit peut-être que d’un plateau. On veut laisser croire que l’on desserre l’étau, mais on confirme fermement l’instauration du pass-vaccinal presque pour tout de suite, quand on ne connaît pas encore l’avis du Conseil constitutionnel sur le sujet… Éviterons-nous le 2G+ allemand ? Quid des dé-mesures des 2, 16 et 28 février ? Quand exactement poserons-nous enfin le masque, et lequel, pour savourer entre amis debout devant un bar heureusement retrouvé au bas de chez nous un demi bien frais, malgré les températures exagérément hivernales ? Quand re-dégusterons-nous un jambon-beurre approximatif dans le Paris-Limoges de 16 heures 39 ? À bas les jauges, on va pouvoir danser. Le télétravail, la vraie découverte de l’épisode sanitaire, pour le moins obstinément soutenu par la dorénavant ministre du Télétravail, n’est certes plus obligatoire, mais quand même chaudement recommandé. Quant aux enfants et adolescents de 5 à 17 ans, quid de ceux de 5 à 12, de 10 à 15, de 12 à17 ? La dose : obligatoire ou ouverte aux volontaires ? Quand ? Les masques au feu et la maîtresse au milieu ! Jean Michel Blanquer devrait resonger à une journée au vert, et dans un endroit plus riant que les Baléares si tristes en décembre, pour affiner sa copie et la rendre lisible.

Comme le dit l’excellent Pascal Valty (Extension du domaine de la loose, La Valtynière, 2021) : « Les enfants doivent se tester trois fois en en neuf heures et demie par les nuits de pleine lune. Si le test est arc-en-ciel, vous reculez de trois cases. S’il est rose à pois verts, vous passez par la case prison, vous faites 27 PCR et si la moitié au moins ne sont pas négatifs… c’est pourtant simple, pas de quoi faire grève ! » Youpi, nous sommes assurément tous cas contacts, et NovaX pourra peut-être jouer Roland Garros en mai prochain.

D’autant que si Delta semble s’affaiblir, Omicron rôde encore, et son arrière petit neveu, le BA2 pas encore surnommé – Epsilon ou Iota seraient bienvenus – fait des siennes en pays viking. Promis, ça ne change pas la donne, mais pendant ce temps, l’Autriche rend la vaccination obligatoire, les restaurants restent cruellement clos aux Pays-Bas, et le Royaume-Uni, où l’indescriptible Boris Johnson ne contrôle plus rien, débranche tout !

Il faut bien laisser un peu d’espace aux vaticinations de notre morne campagne présidentielle. C’est dans trois mois, les amis, et nous n’avons toujours pas été confrontés à l’ombre d’un programme cohérent et construit. Des bribes, des incantations, des pistes, des slogans, des innovations technologiques – Jean-Luc Mélenchon joue maintenant presque dans le métavers –, des vestes rouges, ciel, marine et grises, des invectives et des petites phrases. Seul le toujours pas candidat, le Président qui le restera jusqu’au bout, aura pu dérouler ses intentions sur l’Europe devant le Parlement européen. Mais les eurodéputés, oubliant ici leur rôle et leur statut, confondant allègrement Strasbourg et le Palais Bourbon, ont détourné l’exercice. « L’Europe otage de la France » ont souligné les media.

Quelques faits majeurs peuvent néanmoins être signalés : Monsieur Z se débat avec des juges dont il prétend pourtant défendre leur totale indépendance. Ah ! Ça ira, Taubira ira, seule participante déclarée à la « primaire populaire ». Faudrait beau voir à ce qu’elle ne gagne pas… Enfin, cataclysme : Arnaud Montebourg se retire. La campagne ne faisait pas son miel. Comme le dit le clairvoyant Éric le Boucher dans Les Échos (21 janvier) : « Présidentielles : surtout parlez-moi de bêtises »

Je vous embrousse très fort.

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